caractère (sale et propre)

post-it #127 : USA stay home

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 16 août 2009

A 22:04, devant les vociférations des républicains et l’étonnante réaction démocrate qui s’offusque et se fait le relai des cris d’orfraie de leurs adversaires au prétexte de s’en indigner, court-circuitant ce débat sur le Health care Plan, je perdais patience, ne pouvant trouver de réponses à deux questions qui me tracassent : comment Obama compte-t-il faire des économies sur le Médicare pour subventionner son plan, sans affaiblir un système qui paraît déjà fragile et pourquoi les républicains ne se sont pas montrés plus farouches devant l’intervention de l’État dans le sauvetage des banques si la chose publique les effraie tant ?

post-it #126 : le mot savourer a des connotations gourmandes

Posted in post-it by claude pérès on 15 août 2009

A 15:20, je regrettais que la langue française ne fasse pas pour le goût cette distinction qu’elle fait pour la vue et l’ouïe entre voir et regarder, entendre et écouter…

post-it #125 : la parole officielle privée américaine est-elle différente de la parole officielle d’Etat communiste ?

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 9 août 2009

A 00:08, je me suis amusé, après avoir ri du démontage pertinent de ces lobbyistes républicains qui font un métier de leurs protestations en se déguisant en simples citoyens, à noter que l’argument fourni par le secrétaire chargé de la presse à la Maison Blanche, Robert Gibbs, qui compare ces manifestants dans les forums sur la Santé aux pro-Bush « professionnels » qui vociféraient au cours de l’élection présidentielle de 2000, était repris par les médias démocrates qui se font ainsi, encore et toujours, le troublant relai du kit de parfait militant.

Regarder l’extrait du Rachel Maddow Show .

post-it #124 : des procès iraniens

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 8 août 2009

A 23:30, j’ai frissonné en lisant la demande de pardon offerte par Clothilde Reiss lors de son procès à Téhéran, qui témoigne du déploiement d’autorité paranoïaque d’un régime soucieux de désigner des ennemis extérieurs pour colmater ses brêches et renvoie violemment, par contraste, à l’insouciance paresseuse et ensuquée de notre culture occidentale.

post-it #123 : la burqa (suite)

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 30 juillet 2009

post-it #122 : Obamacare

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 28 juillet 2009

A 13:04, en regardant le déploiement de communication de l’équipe d’Obama, digne des meilleurs moments de sa campagne, et l’insistance de celui-ci à rassurer sur le fait que son plan n’interférerait pas dans l’organisation privée des assurances, je me suis dit que le système néo-libéral américain s’était vraiment construit en réaction binaire au système communiste.

post-it #121 : homophobie = misogynie

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 3 juillet 2009

A 15:38, je remarquais que les seules personnes ouvertement « gays » se voyaient confier le portefeuille de la culture dans les gouvernements de droite ou que la présidence de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale était, selon libé, une « timbale réservée aux femmes » et je n’en tirais aucune conclusion…

post-it #120 : l’Iran

Posted in En ville (politique), post-it by claude pérès on 3 juillet 2009

A 04:04, je me suis dit que cela fait presque une semaine que l’Iran ne semble plus préoccupé outre mesure l’attention volage des médias. On aura donc vu quelque chose d’étrange, une contestation venue de l’intérieur même d’un système théocratique, entre des candidats pourtant tous adoubés, entre des forces internes qui s’opposent donc assez pour se révéler au grand jour, assez pour ébrêcher la solidité de leur organisation et perdre la confiance de leur peuple.

post-it #119 : le corps de Pina Bausch

Posted in post-it by claude pérès on 30 juin 2009

Pina Bausch, c’est un corps qui s’organise comme ça ne viendrait à l’idée de personne. Un corps qui s’isole d’un ensemble qui virevolte ou gronde et se tend, déplace son poids sur la pointe des pieds, se suspend, redresse sa colonne, déploie ses bras, détache son buste et s’effondre, emportant avec lui un mouvement qui s’éteint peu à peu dans la fibre de ses muscles comme des ricochets.

Le corps de Pina Bausch est privé de l’assise de ses talons, risque le déséquilibre et se fait chahuter. Il est précaire, fragile, menacé. Il se laisse faire, accompagne le mouvement qui l’anime, le devance un peu, se fait surprendre, se retrouve emporté, se rebelle parfois. Jamais il ne se contraint, jamais il ne se force, jamais il n’essaie de contrôler.

Et c’est un rapport au monde que décrit l’organisation de ce corps aux abois, ce corps envahi par l’espoir et la détresse, aux bras implorants ou hardis, au buste malmené, dans lequel sourd quelque chose que vous ne savez pas reconnaître, la tendresse ou la cruauté, face à quoi vous ne savez pas réagir, rire ou pleurer.

post-it #118 : Michael Jackson, le crash d’un avion et le vomissement de la parole sur l’indicible

Posted in post-it by claude pérès on 26 juin 2009

A 0:08, en écoutant CNN se livrer, avec cette capacité illimitée chez les journalistes, à toutes sortes de spéculations, sans se laisser intimider par le rocambolesque ou la peur de finir par échouer au-delà même du bavardage, je me suis dit que la fonction primitive de la parole, ici par exemple dans le cas du décès de Michael Jackson ou dans celui du crash récent d’un avion, sa fonction rituelle, c’est quand même de retarder le moment, repousser la confrontation, noyer le poisson.